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Christophe Lidon

Christophe Lidon

La mise en scène de pièces de Jean-Claude Brisville, Éric-Emmanuel Schmitt, Xavier Durringer, la collaboration avec des acteurs comme Danièle Lebrun, Danielle Darrieux, Jacques Weber n’est que l’une des facettes de Christophe Lidon. Il veut être sur tous les terrains du théâtre, dépasser les clivages privé-public, être près du public et même du non-public. N’est-il pas directeur de l’Action théâtrale de la ville de Champigny (Val de Marne), où il organise de nombreuses activités dans la cité et les quartiers difficiles, fait revivre chaque année un Festival des petites formes de la ville, associe à ses actions de jeunes auteurs comme Luc Tartar ou Valérie Alanne ? Son style, sa ligne directrice d’homme de théâtre ? « Je travaille sur le corps, répond-il. Je mène l’acteur vers l’incarnation, je donne de l’élan au corps un peu à la manière d’un chorégraphe. J’aime aussi œuvrer en osmose, avec mes collaborateurs comme Marie-Hélène Pinon et Sophie Jacob. J’explore les langages de la scène en utilisant parfois des techniques nouvelles comme la vidéo, mais tout doit se passer dans le temps du théâtre, sur le plateau ». En 1991, on découvrait une jeune compagnie qui jouait La Nuit et le Moment de Crébillon fils. Et cette équipe s’appelait La Nuit et le Moment ! C’était le premier spectacle de la bande à Lidon. Elle sut affirmer une vision originale, monter régulièrement des spectacles utilisant les nombreux acteurs de la compagnie, jusqu’au jour où les institutions, jusqu’alors dédaigneuses, demandèrent des mises en scène à Christophe Lidon : le Centre national du cirque de Châlons-en-Champagne, la Comédie-Française… Le secteur privé suivit. Mais la compagnie demeure. Après un spectacle un peu provocateur, Mises au placards, elle devrait jouer prochainement La Serva amorosa de Goldoni. C’est un retour au XVIIIe siècle. « On a commencé avec ce répertoire-là et on a toujours voulu rester à cette hauteur-là », lance Lidon comme un résumé et un  manifeste.