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Éric Bouvron

Éric Bouvron

Éric Bouvron naît en 1967, à Alexandrie, en Égypte, mais c’est en Afrique du Sud qu’il grandit et suit une formation au Théâtre National. Il termine ses études en France, à l’École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq, où il fait des stages avec Lindsay Kemp, Ariane Mnouchkine, Jean-Paul Denizon (l’assistant de Peter Brook), et avec des maîtres japonais du Théâtre Nô.

Auteur, metteur en scène, et directeur artistique de sa compagnie, Les Passionnés du rêve, Éric Bouvron s’inspire de ses rencontres pour créer des œuvres théâtrales drôles, émouvantes, poétiques, pour emmener avec lui le spectateur en voyage. Et lui-même se rend toujours sur place pour la préparation de ses spectacles, ce qui lui permet de restituer les cultures qu’il aborde sur scène avec authenticité. C’est sûrement là l’une des raisons du succès de son adaptation du livre de Joseph Kessel, Les Cavaliers, pour lequel il remporte le Molière du meilleur spectacle privé en 2016. Il était alors allé jusqu’en Ouzbékistan chercher l’atmosphère des steppes afghanes pour nous conter l’histoire du jeune Ouroz, embarqué dans un long voyage initiatique en compagnie de son serviteur Mokkhi et de Jehol, son cheval. De la même manière, son adaptation du livre de Níkos Kazantzákis, Zorba, est pour lui l’occasion non seulement d’un retour vers ses propres origines grecques, du côté de sa mère, mais aussi de créer un spectacle en Crête. Et pour Marco Polo et l’Hirondelle du Khan, c’est de la Mongolie qu’il s’inspire. De N’gubi le bushman à Thé sur la Banquise ou encore Afrika, cet artiste-explorateur s’est aventuré en Namibie, auprès des Bochimans, au Groenland à la rencontre des Inuits, et de retour vers ses souvenirs d’enfance en Afrique du Sud.

Dans la lignée de Peter Brook et d’Ariane Mnouchkine, Éric Bouvron croit assez dans l’imagination du spectateur pour lui proposer un théâtre minimaliste, qui s’affranchit de la reconstitution de grands décors. Dans sa dernière création collective, Maya, Une Voix, hommage à l’artiste et militante Maya Angelou, comme dans toutes ses œuvres, on fait la place aux voix, aux mots, aux récits. C’est d’eux que surgissent avant tout les images, portées par la musique et la poésie.